fév 2010 07
Voilà un petit roman bien sympathique, qui ne se prend pas au sérieux et se lit avec délectation. L’histoire pourrait se passer dans un monde imaginaire, j’ai d’ailleurs pensé aux Hobbits de Tolkien au début, quand les personnages sont décrits (Danny et ses amis), tous des «paisanos», pas méchants pour un sou, roublards certes, ne demandant finalement qu’à pouvoir vivre une vie la plus tranquille possible. Et à ce jeu là, ils connaissent toutes les ficelles…
L’histoire se passe à Monterey (Californie) : la ville basse est occupée par des américains et des italiens, et les anciens habitants, ces «paisanos», se sont retranchés sur les hauteurs, là où la ville et la forêt se confondent, et qui s’appelle Tortilla Flat. L’auteur va donc nous conter leur histoire; ils ont deux choses en commun : une volonté bien arrêtée de ne jamais travailler, et un goût très prononcé pour le vin.
Danny a une maison, et les autres non. Pour être précis, il hérite de deux maisons, mais ayant prêté gentiment la seconde à Pilon, son meilleur ami, ce dernier y met malencontreusement le feu. Il ne reste alors à Danny qu’à héberger Pilon dans sa propres maison. Et d’autres vont venir, car Danny est vraiment sympa. Comment tout cela finira-t-il ? c’est mine de rien une petite fable sur l’amitié qui nous est contée ici, d’une manière fort plaisante. Petit extrait pour se faire une idée :
Deux gallons, c’est beaucoup de vin, même pour deux paisanos. Moralement, voici comment on peut graduer les bonbonnnes. Juste au-dessous de l’épaule de la première bouteille, conversation sérieuse et concentrée. Cinq centimètres plus bas, souvenirs doux et mélancoliques. Huit centimètres en-dessous, amours anciennes et flatteuses. Deux centimètres plus bas, amours anciennes et amères. Fond de la première bouteille, tristesse générale et sans raison. Épaule de la seconde bouteille, sombre abattement, impiété. Deux doigts plus bas, un chant de mort ou de désir. Encore un pouce, toutes les chansons qu’on connait. La graduaation s’arrête là; car les traces s’effacent alors et il n’y a plus de certitude : désormais n’importe quoi peut arriver.
C’est par ce roman humouristique que John Steinbeck (1902-1968) connait le succès (1935). Il écrira des livres beaucoup plus sérieux par la suite, dont Les raisins de la colère, qu’il considère comme sa meilleure oeuvre.
Il recevra le Prix Nobel de Littérature en 1962 pour son livre « L’Hiver de notre mécontentement » (The Winter of Our Discontent). Avec ce livre, il voulait « revenir en arrière de presque quinze ans et recommencer à l’intersection où il avait mal tourné ». Il est alors déprimé, et estime que la célébrité l’a détourné « des vraies choses ».
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fév 2010 04
Posté par Pascal sous Weblog
Depuis bientôt deux semaines, il y a deux trucs qui ne marchent plus sur le blog : la bannière aléatoire (dont j’étais si content) s’est soudain mis à me retourner un joli message d’erreur (qui a au moins le mérite d’être clair) :

Comme expliqué dans l’article cité, j’utilise une fonction php include pour obtenir cette image aléatoire tirée de l’album zenphoto. Même le test de retour sur la fonction ne marchait plus ! J’ai dans un premier temps remplacé le code par une image fixe. Au bout d’une semaine, j’ai posé la question sur le newsgroup proxad.free.services.pageperso, probablement le meilleur endroit pour obtenir des informations sur ce genre de problème.
Mon code était le suivant :
<div id="header_img">
<?php $banniere = include("http://pascal.ledisque.free.fr/gallery/?p=heading");
if ($banniere <> 1)
echo "<img src=\"http://pascal.ledisque.free.fr/gallery/banniere.jpg\">";
?>
</div>
On m’a alors conseillé d’utiliser un chemin relatif pour la fonction php include. Ce que j’ai fait, ce qui donne :
<div id="header_img">
<?php $banniere = include("../../../../gallery/?p=heading");
if ($banniere <> 1)
echo "<img src=\"http://pascal.ledisque.free.fr/gallery/banniere.jpg\">";
?>
</div>
Léger progrès : maintenant le test de retour de la fonction fonctionne à nouveau… mais celle-ci échouant, c’est l’image par défaut qui s’affiche systématiquement. Vous remarquerez que j’ai changé cette image ; avant c’était des vaches dans un pré… maintenant c’est moi… sur une pelouse !
Autre problème : le plugin Lastfm RPS, qui m’affichait de belles pochettes, affiche maintenant une image par défaut. Pour une raison inconnue, plus de pochettes ! Là non plus, je n’ai rien changé, et le plugin fonctionne très bien sur mon serveur local (qui me sert de test)… c’est donc bien chez Free qu’il y a eu un changement. De plus je ne comprend rien à ce plugin, difficile donc d’identifer avec précision d’où vient le problème.
Soyons patient, cela va peut-être revenir… C’est le problème de ce genre d’hébergement gratuit, on ne maîtrise pas grand chose. On peut difficilement se plaindre, car l’offre est quand même très complète, et on peut comprendre qu’ils sécurisent au maximum l’environnement.
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fév 2010 01
George Orwell, avant d’écrire 1984, a apparemment pas mal galéré, comme le raconte ce petit livre autobiographique intitulé Down and out in Paris and London dans sa version originale. Né aux Indes Britanniques en 1903, George Orwell s’engage six ans dans l’armée impériale en Birmanie, dont il démissionnera pour se consacrer à l’écriture. C’est à cette époque qu’il vient en Europe et va connaître la misère et la pauvreté entre Londres et Paris (1928-1930). Il participera ensuite à la guerre d’Espagne, luttant contre le totalitarisme. Son roman le plus connu, 1984, est publié en 1949. Il meurt à Londres en 1950.
C’est donc d’une sorte de journal qu’il s’agit, où George Orwell nous raconte ses galères pour survivre, et nous fait pémétrer le monde des classes défavorisées de cette époque.
Le sujet de ce livre c’est la misère, et c’est dans ce quartier lépreux que j’en ai pour la première fois fait l’expérience – d’abord comme une leçon de choses dispensée par des individus menant des vies plus impossibles les unes que les autres, puis comme trame vécue de ma propre existence. C’est pour cela que je m’efforce de planter au mieux le décor.
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fév 2010 01
Posté par Pascal sous Weblog
Le passage à cette dernière version 1.2.8 s’est révélé un peu plus délicat que d’habitude. Cette version (téléchargée telle quelle depuis le site de zenphoto) ne passe pas les «prerequisites», échouant sur les tests de permissions sur les répertoires.
C’est dû à l’environnement chez free.fr, qui ne permet pas d’avoir les permissions requises (777, n’est-ce pas un peu excessif ?) sur les répertoires. Leur système est sécurisé, et ceci ne peut modifié. J’ai alors posé la question sur le forum zenphoto, expliquant les limitations de l’offre Free. La réponse fut que zenphoto n’étant pas testé dans ce genre d’environnement restrictif… je pouvais à la rigueur essayer tel truc.. mais sans garantie. Et effectivement, le truc en question ne fonctionnait pas.
C’est finalement sur le forum français de zenbien que j’ai trouvé la solution : mise en commentaire des lignes suivantes du fichier setup.php :
- variable $good dans setup.php sur les tests concernant les autorisations de dossier. (Commenter // les lignes 1408, 1413, 1416, 1417 et 1418).
- mise à jour du .htaccess (ligne 244 commentée, et 1241 variable passée à false)
Une fois ceci fait, la mise à jour se déroule sans problème, et surtout zenphoto fonctionne parfaitement.
Je suis alors revenu sur le forum de zenphoto pour communiquer la “french solution”. Et réponse très positive : le développeur reconnait que le test de permissions devrait être un “warning’ (non bloquant) et pas une “error” (bloquant) :
I agree that the permissions test should be a warning. It is in the development stream.
Donc ce sera peut-être plus simple sur la prochaine version !
Une occasion de plus de voir la réactivité et le bon esprit qui règne dans le logiciel libre.
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jan 2010 27
Avec un titre et un auteur pareil, le bouquin a de quoi faire peur… C’est Michel Onfray qui en parlait lors d’un de ses cours sur la contre-histoire de la philosophie, disant que l’on n’appréhendait plus les lapsus de la même manière une fois ce livre lu. Et comme on fait tous.. y compris Freud d’ailleurs !
Et finalement, ce livre se lit très facilement : Freud s’y exprime très clairement, avec même beaucoup de retenue. Loin d’énoncer des certitudes, il se borne à analyser (forcément !) des exemples de la vie courante, soit tirés de sa propre expérience, soit qu’ils lui ont été rapportés. Mais il le fait très simplement, sans aucune suffisance dans ses propos; il se borne à tenter des explications au cas par cas… oublis de noms, lapsus, erreurs d’écriture, actes manqués… tout y passe, et à chaque fois qu’une analyse est possible, on retrouve la trace de l’inconscient derrière tout ça. Car ce dernier travaille sans cesse, infatigablement.
Il dit une chose très simple sur les oublis :
Je puis indiquer d’avance le résultat uniforme que j’ai obtenu de toute une série d’observations : j’ai trouvé notamment que dans tous les cas l’oubli était motivé par un sentiment désagréable.
Un début de piste pour analyser votre dernier oubli ?
Si cela peut paraître évident dans certains cas, dans d’autres, cela vous interrogera ! Le principe peut être même être étendu :
Tout le monde admet qu’en ce qui concerne les traditions et l’histoire légendaire d’un peuple, il faut tenir compte, si l’on veut bien les comprendre, d’un motif semblable, c’est-à-dire le désir de faire disparaître du souvenir du peuple tout ce qui blesse ou choque son sentiment national. Une étude plus approfondie permettra peut-être un jour d’établir une analogie complète entre la manière dont se forment les traditions populaires et celle dont se forment les souvenirs d’enfance de l’individu.
En cette période de débat sur l’identité nationale… voilà un angle intéressant à creuser ! Et de citer Darwin qui à chaque fois qu’il se trouvait en présence d’une idée nouvelle qui contredisait ses propres résultats, le notait systématiquement, sachant par expérience que les faits et les idées de ce genre disparaissent plus facilement de la mémoire que ceux qui vous sont favorables. Autre citation, de Nietzsche cette fois (Au-delà du bien et du mal, II) :
«C’est moi qui ait fait cela» dit ma mémoire. «Il est impossible que je l’aie fait» dit mon orgueil et il reste impitoyable. Finalement – c’est la mémoire qui cède.
Ce livre est donc une suite d’anecdotes, suivies de l’explication probable de l’erreur… Ces énumérations peuvent être un peu lassantes à la longue (sans doute nécessaires à la démonstation), mais les réflexions et les analyses de Freud sont passionnantes, comme vous pourrez en juger dans les extraits ci-dessous.
Le truc, c’est évidemment d’analyser : dans quelles conditions étions-nous mentalement ? quelque chose nous tracassait-il ? que nous évoque le mot ? se concentrer sur ce qui nous passait par la tête à ce moment là, etc… De toutes ces informations peut venir l’explication…
Extraits
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jan 2010 25
Posté par Pascal sous Photos
Deuxième et dernier jour à Merdrignac… c’est vraiment trop court cette année ! Quelques photos sur cette journée très calme (dédiée à la récupération)… Il y a un beau soleil, mais il fait froid.
Tout le monde est persuadé d’aller se coucher très tôt ce soir là… et finalement, on traînera encore jusque tard dans la nuit. C’est vrai que le lendemain, il faudra déjà partir…
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jan 2010 24
Au dos du livre, on peut lire « Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux États-Unis dans les années 70 ».
C’est en fait l’adaptation romancée d’un téléfilm portant le même nom, lui-même inspiré par une étude expérimentale sur le fascisme nommée « La troisième vague » , menée par un professeur d’histoire (Ron Jones) sur des élèves de première d’un lycée de Palo Alto, en Avril 1967. Ce roman est donc l’adaptation d’une adaptation…
N’arrivant pas à expliquer à ses élèves comment le peuple allemand avait pu laisser le parti nazi procéder au génocide de populations entières, Ron Jones décide de les mettre “en situation”. Il fonde alors un mouvement nommé « La troisième vague », basé sur la discipline, et plaçant le groupe au-dessus de l’individu. L’expérience fonctionne tellement bien qu’une semaine plus tard, il y met fin brutalement, et explique aux étudiants comment ils ont été manipulés.
Le roman se lit en deux heures, et j’aurais aimé plus de profondeur et d’analyse, tant le sujet est intéressant, mais on restera à la surface des choses. Cela reste toutefois une petite histoire qu’il est bon de mettre entre toutes les mains, et particulièrement des adolescents.
Selon la page consacrée à ce sujet sur Wikipedia, les sources fiables sur l’expérience sont rares, ayant été gardée secrète jusqu’en 1976, et les souvenirs du professeur Ron Jones sont plutôt confus. Lors de la sortie du téléfilm, il dénoncera la dramatisation volontaire des producteurs.
Le roman a inspiré à son tour un film allemand réalisé par Dennis Gansel en 2008, La Vague, double lauréat des Prix du Film Allemand. Le film a également été nommé au Festival du Film de Sundance (Grand Prix du Jury). La sortie en France a eu lieu le 4 mars 2009.
J’aime bien la dernière phrase de l’article sur Wikipedia :
D’un point de vue sociologique, le fait que le public semble prêt à accorder crédit à la « Troisième Vague » telle qu’elle est relatée dans les adaptations artistiques pourrait en lui-même provoquer un questionnement et constituer un objet d’étude.
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jan 2010 23
Posté par Pascal sous Photos
Réveillon à Merdrignac cette année… du moment qu’on est en Bretagne, tout va bien. Nous sommes les seuls clients d’un village de vacances : des bungalows pour la nuit et une grande salle pour fêter dignement la nouvelle année nous attendent. Il ne reste plus qu’à tout préparer en cuisine… Il y a même un billard qui aura un gros succès auprès des grands comme des plus petits (une initiation pour ces derniers !).
Quant à la soirée, elle se terminera tard dans la nuit… les “petits” tiennent de plus en plus longtemps, le jour approche où on se couchera avant eux !
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jan 2010 14
Posté par Pascal sous Photos
Au mois de septembre, alors que je suis en pension complète à Broons, je passe voir Papa et Monique à Vitré.Et surprise, Papa est aussi amoché : il a chuté dans un beau massif de rosiers, et est couvert de bleus…
Comme quoi les fleurs, ça peut faire mal !! on ne dirait pas comme ça…
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jan 2010 13
Posté par Pascal sous Photos
Les photos des vacances de septembre, il est grand temps de les publier ! Tout avait bien commencé avec une descente dans le sud à Cuers, après un weel-end passé à Orléans. Puis direction la Bretagne où je comptais reprendre le tour de la côte bretonne où je l’avais laissé l’année dernière, à Brigognan-plage (Finistère).
Mais une mauvaise chute de vtt où je me fraturais le coude a chamboulé le programme, et ce sera finalement 15 jours à Broons s/Vilaine, en pension complète. C’est un peu paumé, mais le service est pas mal : ils vont même jusqu’à te couper ta viande dans ton assiette. Il ne manquait que la mer…
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